Lettre d'info - abonnez-vous

Rechercher de la documentation

Rechercher une séance par mots-clés

Contact : Envoyer un email

A propos du France

Passeurs d’images 

Anciennement appelé Cinéville

PROJET PASSEURS D’IMAGES 2011 Cinéma le France Saint Etienne

Le dispositif Passeurs d’images du Cinéma Le France tente, à partir de la programmation Art et Essai de ses deux salles, d’atteindre le public des quartiers en Contrat de Ville, dans un but :
-  de sensibilisation à la culture cinématographique
-  de découverte et de pratique d’un lieu culturel
-  d’éveil du regard critique
-  de pratique de l’expression audiovisuelle dans les ateliers de réalisation
-  de socialisation par les rencontres avec les artistes
-  de recherche patrimoniale tant au niveau cinématographique que culturel
-  de mise en relation de publics d’horizons différents à travers des pratiques de découvertes culturelles ou de réalisations en commun

Depuis la création en 95, Ciné-quartiers, puis Cinéville et aujourd’hui Passeurs d’images, a développé chaque année de nouvelles actions en direction de nouveaux publics, dans une logique constante de mélange des populations d’origines et de milieux différents, des tranches d’âges et de mixité et de co-organisation des projets avec les acteurs associatifs ou institutionnels de terrain.

Le projet 2011 se décline en 7 volets dont les objectifs sont complémentaires, par un jeu d’interaction entre le France/les 3C comme lieu culturel et les partenaires de quartiers.

PASSEURS D’IMAGES : SEANCES PLEIN-AIR

Ces séances créent un évènement festif et culturel dans les quartiers et suscitent un brassage de la population, tous âges, sexes et origines confondus.

Sont définies collectivement et quartier par quartier :
-  la mise en place de la promotion de la soirée
-  son organisation et son animation
-  les responsabilités diverses

Notre souci prioritaire étant d’aboutir à chaque fois à un projet spécifique et collectif, d’associer au maximum les structures locales et de faire participer les jeunes du quartier.

Sur l’été 2011, sont prévues, entre le 15 juin et fin août, 19 séances dans les quartiers suivants du Contrat de Ville :
-  Montaud
-  Montferré/La Cotonne
-  Montreynaud
-  Dame Blanche
-  Soleil
-  Beaulieu
-  Le Babet
-  Chavanelle
-  Crêt de Roch
-  Beaulieu
-  Parc de l’Europe

Par ailleurs, un effort sera déployé afin de proposer des séances plein-air sur les principales places de Saint Etienne en partenariat avec différentes structures culturelles de la ville (Musée de la Mine, Musée d’Art Moderne, Esplanade, Planétarium, la Rotonde).

Ces séances s’inscrivent dans le cadre du dispositif national : Passeurs d’images. Elles sont le lieu de diffusion en avant-programme des films réalisés par les jeunes du quartier, dans les ateliers de réalisation, permettant une reconnaissance de leur travail par leur communauté d’origine et par l’ensemble du public stéphanois.

ACCUEIL DES ENFANTS ET JEUNES PUBLICS

CINE-JUNIOR Le Cinéma Le France propose des actions uniques et régulières à travers une programmation et des animations de qualité. Les permanents du France ou des artistes vacataires spécialement recrutés accueillent et accompagnent les enfants et les jeunes autour d’une séance. Il s’agit de présenter le film et de susciter des échanges après sa diffusion ou de mener une animation parfois sous forme d’atelier audiovisuel (initiation à l’animation image par image, contes animés, etc.).

Il s’agit là de poursuivre des objectifs :
-  de socialisation des jeunes en difficulté (enfants et pré-ados)
-  de formulation de leurs réactions face aux films
-  d’initiation à la culture cinématographique et d’apprentissage de la lecture de l’image
-  d’utiliser les séances comme support d’activités au sein des structures
-  expérimenter des outils de pratique de l’analyse filmique avec les jeunes spectateurs.

FESTIVAL TETE DE MULE

Dans la même logique d’actions culturelles de découverte et d’initiation, le Cinéma le France organise depuis 2001, en partenariat avec l’Espace Boris Vian, les Francas de la Loire et avec le soutien de la DDJS, un festival de cinéma jeunes publics : Tête de Mule.

Cette année aura lieu la 6ème édition (24 avril/5 mai 2006) avec pour principal objectif de provoquer des rencontres entre les enfants (de 3 à 18 ans) et des professionnels du cinéma (réalisateurs, acteurs et techniciens du cinéma).

Objectifs :
-  créer une manifestation cinéma autour d’un concept citoyen : l’obstination(à travers des héros de cinéma) présentée comme valeur positive pour exprimer un droit fondamental. Ce concept se résume sous la terminologie : “Tête de mule ! Les têtes de mule du cinéma...”
-  sélectionner avec les partenaires deux programmations enfants (6/13 ans) et adolescents (13/25 ans) de films de qualité, internationaux, en VO et tous publics, illustrant cette thématique.
-  impliquer des publics (enfants et adolescents) de centres de loisirs du département dans l’organisation et la communcation du festival à travers des ateliers de création artistiques (45 ateliers prévus en 2006).

8000 jeunes spectateurs ont fréquenté le festival en 2011.

Visiter le site du festival Tête de Mule

SEANCES RENCONTRES

L’objectif de ces rencontres est d’organiser des animations autour de films d’auteurs ayant trait à la culture d’origine des populations immigrées stéphanoises. Il s’agit de permettre une reconnaissance des populations immigrées de la ville, de leur culture d’origine et de leur identité, ce à travers des formes filmiques et des rencontres d’artistes contemporains, messagers de ces cultures et de leurs réalités.

Pour ce faire, le Cinéma le France met régulièrement en place, depuis 14 ans, des rencontres entre le public adolescent ou adulte et des réalisateurs ou intervenants institutionnels. Le travail de programmation est établi en étroite collaboration avec des associations culturelles ou « communautaires » et divers partenaires institutionnels d’intégration sociale. La plupart des réalisateurs invités font l’objet d’un entretien filmé par les jeunes en démarche de réalisation sur les Images et Mémoires d’Immigration les premières années et pour le réseau Passeurs d’images désormais.

Ces rencontres sont organisées en après-midi (regroupant notamment des femmes) et en soirées pour un public plus hétérogène, mélangeant groupes de jeunes et “tout public”.

SEANCES D’ALPHABETISATION ET PARENTALITE

Une programmation en après-midi pour les groupes de femmes et ateliers d’alphabétisation de la région stéphanoise a été mise en place depuis la rentrée 1999. Ces séances systématiquement présentées et animées à l’issue des projections, sont organisées autour de films de la programmation des “rencontres”, mais aussi sur des oeuvres d’origines différentes, aux sujets universels. Le retour sur le film, en français après la séance permet l’expression orale des spectatrices et les documents pédagogiques mis à la disposition des structures en amont des séances leur permettent un travail d’approfondissement ultérieur.

Une programmation très jeune public a aussi été mise en place, pour les classes de maternelles accompagnées des parents notamment de l’immigration primo-arrivante, à partir de 15h30. Ces séances, systématiquement présentées et animées avant les projections, sont organisées autour d’une programmation de court-métrages (20 minutes en moyenne) aux sujets particulièrement destinés aux tout petits (avec peu de dialogues).

Objectif : La présentation du film, en français avant et aprés la séance permet l’expression orale des jeunes spectateurs et les documents pédagogiques mis à disposition permettent un travail d’approfondissement dans les classes. Au-delà du rôle de simples accompagnateurs, la présence des parents est valorisée, malgré leur mauvaise maîtrise de la langue, dans la compréhension de l’histoire et les échanges avec les enfants dans la langue maternelle qui ponctuent très généralement ces séances. Lors de ces séances on regarde un film, avec la maîtresse mais aussi avec papa et maman : plusieurs adultes médiateurs des émotions suscitées par le film !

ATELIERS DE REALISATION

A - Ateliers de réalisation pendant les vacances scolaires Cette année, nos traditionnels stages de réalisation seront reliés au festival Tête de mule :
-  pendant les vacances de Noël 2005, au cours de deux stages de réalisation (de trois jours chacun) deux groupes de quinze adolescents, encadrés par une réalisatrice professionnelle, réaliseront une fiction court-métrage.
-  pendant les vacances d’hiver 2006, le festival permettra également à des enfants plus jeunes (dès 7 ans) de participer à des ateliers d’initiation vidéo (réalisation des bandes annonces des films programmés au festival) et d initiation au cinéma d’animation (réalisation de films très courts) encadrés par des professionnels.

Objectifs :
-  mettre le langage cinématographique à la disposition de l’expression des jeunes
-  mettre en place pour cela un partenariat d’encadrement entre un animateur de la structure, impliqué dans le projet, et un réalisateur qui apporte sa compétence technique et artistique
-  permettre aux jeunes de se confronter directement à toutes les étapes d’une réalisation (écriture, tournage, montage...)

Les films réalisés dans le cadre de ces deux formes d’ateliers seront diffusés et mis en valeur lors du festival (25 avril/8 mai 2011).

B- Un Eté au ciné : Le France et la MJC des Tilleuls mettent en place depuis huit ans la réalisation de court-métrages vidéo, dans le cadre du dispositif national Un été au ciné, sur les vacances d’été. Suite à la satisfaction des jeunes, des intervenants et des partenaires du projet 2005, la réalisation d’un film d’animation dans un contexte de cultures urbaines et des univers picturaux modernes (mélange d’images de synthèse et d’animation traditionnelle) sera reconduite en 2006 avec le parternariat du musée d’art moderne. Encadrement : Frédéric Philibert et Pierre Grange. Durée : trois semaines.

Objectifs :
Mettre en œuvre la réalisation d’un film d’animation par des groupes de jeunes (12/18 ans) issus de toute la région stéphanoise. Ce stage lourd (en journée complète pendant trois semaines), avec des moyens techniques conséquents, permet à une vingtaine de jeunes réalisateurs, débutants ou expérimentés, d’horizons différents, de découvrir l’ensemble des étapes d’une réalisation en équipe. Ils sont les lieux privilégiés d’expérimentation de notre réflexion sur les démarches de réalisation audiovisuelle avec des jeunes.

C- Stage de réalisation à la Maison d’Arrêt de la Talaudière Cette année, dans la continuité de l’action menée depuis 5 ans, un stage de réalisation de 60 heures est prévu afin d’initier un groupe de 8 à 10 détenus (quartier homme ou femme à définir) à la réalisation d’un court-métrage vidéo. Il sera encadré par un réalisateur professionnel ainsi que par un intervenant possédant une technique cinématographique spécifique (écriture scénario, cinéma d’animation, son...). Les objectifs et moyens mis en oeuvre pour cette action sont très proches de ceux des autres ateliers de réalisation, ils doivent néanmoins être adaptés aux contraintes du monde carcéral.

TRAVAIL EN DIRECTION DES R.E.P. (RESEAUX D’EDUCATION PRIORITAIRE)

Cette année nous travaillons avec des classes des R.E.P. de Montreynaud, de Montchovet, d’Andrézieux et du Grand Centre. Afin qu’un travail réel s’effectue, les élèves concernés voient au moins trois films dans l’année. Les films projetés sont introduits en salle (la plupart des classes étant inscrites à Ecole et Cinéma).

Les heures d’intervention en classes sont mises en place pour de l’analyse filmique, pour de la produciton d’outils ou pour de la réalisation. Les intervenants seront : Frédéric Philibert et Anaïs Castella, réalisateurs ; Thomas Faverjon, chef opérateur ; Pierre-François Renouf, ingénieur son ; Stéphane Ruiz et Pierre Lecarme, animateurs du France.

FORMATIONS AU CINEMA DES ACTEURS SOCIAUX

Le France cumule aujourd’hui des pratiques traditionnelles d’accueil des publics scolaires ou de centres de loisirs et celles d’animations plus récentes dans les classes ou ateliers de réalisation audiovisuelle dans les structures socio-culturelles. Cette expérience nous a amenés à construire une réflexion sur la pratique du "cinéma" avec des enfants ou des adolescents notamment dans les quartiers en Contrat de Ville. Nous tentons d’approfondir cette réflexion sur deux formations organisées, d’une part, en collaboration avec Jeunesse et Sport, la coordination régionale Cinéville et l’Espace Renoir de Roanne, et d’autre part en collaboration avec les structures sociales partenaires dans le cadre du festival Tête de Mule 2006.

Projet 2006 :

-  2 journées de formation les 12 et 13 décembre 2005 dans le cadre du festival Tête de mule : il s’agit pour tous les artistes intervenants qui mèneront les ateliers de création, dans le cadre de la préparation du festival en 2006, de proposer un atelier de présentation et de mise en situation de création aux animateurs des centres sociaux impliqués dans le festival.

-  4 journées de formation sont également prévues sur l’année 2006, en alternance à Roanne et à St Etienne. La première journée qui aura lieu en février à Roanne s’articulera autour du thème « les effets spéciaux ».

Pour mener à bien ces 7 volets, des réunions sont organisées en début et en fin de projets avec les acteurs des structures de quartier, et nos partenaires institutionnels (Jeunesse et Sports, FASILD, Education Nationale, Ville...) pour définir les objectifs et les modalités de chaque projet. Des contacts permanents avec les acteurs locaux, sociaux ou culturels sont mis en place tout au long de l’année.